L’animal arpenteur. Délimitation et construction des espaces humains par l’animal

Arnaud Zucker

(Université de Nice. CEPAM. UMR 7264)
Introduction. L’arpentage de l’animal dans les mythes : tracés, sites, frontières

Antoine Pierrot

(Université de Montpellier. CRISES)
Au royaume du loup : le Mont Lycée en Arcadie

Ricardo González-Villaescusa

(Université de Nice. CEPAM. UMR 7264)
Marqueurs archéologiques d’élevage et du bétail

Michel Lauwers

(Université de Nice. CEPAM. UMR 7264)
L’animal, le lieu, le territoire. La déambulation animale comme marqueur spatial dans quelques récits du Moyen Âge

Juliette Lassalle

(Université de Provence. TELEMME. UMR 7303)
Le rôle des troupeaux dans l’organisation et la structuration territoriale des communautés d’habitants de la haute vallée de la Roya au Moyen Âge

Christian Seignobos

(Montpellier, IRD)
L’animal domestique comme déterminant de paysages

Olivier Langlois

(Université de Nice. CEPAM. UMR 7264)
Reptiles et bovins, deux figures majeures des mythes de fondation dans le sud du bassin tchadien

Résumés, l’animal arpenteur

Analyser et modéliser l’occupation des espaces côtiers : Approches pluridisciplinaires

L’objectif du séminaire est d’examiner à travers des études de cas comment les modes d’occupation et de gestion des sols s’adaptent, durant le 1er millénaire av. n. è. jusqu’au Moyen Âge, aux milieux géographiques particuliers que sont les espaces côtiers et à leurs ressources, particulièrement (mais pas seulement) en Méditerranée occidentale, dans les mondes indigènes, phénico-puniques, grecs, étrusques et romains. Cette problématique implique de porter une grande attention aux modes de peuplement en rapport avec le paysage littoral et le climat et d’en évaluer les éventuels effets réciproques. Cette approche permet non seulement de proposer des restitutions de portions de côtes où les données humaines et les données des paléopaysages sont réunies (le plus souvent, pour la première fois), mais aussi de définir les variables physiques et socio-culturelles qui ont pu conditionner l’occupation humaine.
À terme, le projet ambitionne d’élaborer un modèle spatial de l’occupation des zones d’interface terre/mer permettant d’appréhender les facteurs privilégiés par les implantations littorales. Il sera également attentif à décliner les différents types d’occupation (emporion, ferme, atelier, villa, village, ville, port, etc) en rapport (ou non) avec l’exploitation des ressources maritimes. Les milieux de migration humaine (dans le cadre de la « colonisation » phénicienne et grecque, ou bien de la conquête romaine) seront des milieux propices à l’étude mais on les dépassera en vue d’élaborer un modèle global d’occupation. On examinera également quels critères de choix (ou de non choix) apparaissent dans les sources littéraires antiques afin de savoir, à partir des données archéologiques, dans quelle mesure ces critères étaient mis en pratique lors de l’implantation d’un établissement.

9h30: Présentation du séminaire par R. González Villaescusa, Université de Nice – UMR 7264 – CEPAM
10h10: I. Pimouguet-Pédarros (Professeur d’Histoire et archeólogie grecques, Université de Nantes), Les fortifications portuaires d’Andriaké (Licie, Turquie) aux époques hélénistique et romaine.
11h00: J. Ramon Torres (Conseil Insulaire d’Ibiza, Université des Iles Baléares), La ville punique d’Ibiza. Etat de la recherche.
14h30: A. Quevedo (Université de Murcie, Centre Camille Julian), Carthago Nova: de la capitale barcide à capitale de province romaine.

« Autour des populations du passé : approches sanitaires » – saison 3

14h00-14h45 : Dr François BERTRAND (CHU, Nice). Les autorités gouvernementales face à la première pandémie pesteuse ?, dite « peste de justinien » (540-767)

14h45-15h30: Monica GINNAIO (Docteur en Histoire Université de Nice). La réaction des pouvoirs publics face à une épidémie de peste : Venise 1348 et Milan 1576

Discussion

15h45-16h30: Eugenia BOURNOVA (Université d’Athènes). Se confronter à la tuberculose et à la grippe: Athènes pendant la première moitie du 20eme siècle

16h30-17h15: Gilles PISON (INED). Quand une maladie épidémique devient endémique : le cas de la rougeole

Discussion

Conférence de Robert L. Kelly (Univ. of Wyoming), Hunter-Gatherer Mobility: Concepts and Measures

Hunter-Gatherer Mobility: Concepts and Measures
Mobility is a crucial element of hunter-gatherers’ adaptations to their environments. This seminar considers the variables that condition hunter-gatherer mobility, and why some hunter-gatherers become sedentary. It briefly considers the effect of a reduction in mobility on subsistence, technology, and political organization. Finally, it examines how we can “measure” mobility from lithic assemblages looking especially at the difficulty of separating patterns in assemblages produced by mobility from patterns produced by trade.

Les recherches de Robert L. Kelly s’intéressent essentiellement aux chasseurs-collecteurs, à la technologie lithique et à l’apport de la Behavorial Ecology. Il est professeur à l’Université du Wyoming depuis 1997 et dirige le Frison Institute of Archaeology and Anthropology. Il est l’auteur de plus de 100 articles et livres dont deux des ouvrages universitaires d’Anthropologie les plus utilisés en Amérique du Nord : Archaeology et Archaeology: Down to Earth (avec D. H. Thomas). Son dernier ouvrage, The Lifeways of Hunter-Gatherers, est une nouvelle édition de The Foraging Spectrum, ouvrage dédié à l’étude des sociétés de chasseurs-collecteurs. Ces 40 dernières années, il a mené différents projets à travers l’Ouest des Etats-Unis et a conduit des recherches ethnoarchéologiques à Madagascar. Il fouille actuellement des abris sous roche dans le Bassin de Bighorn dans le Wyoming et mène un large projet à Glacier National Park dans le Montana.

Séminaire CEPAM : « Art et parure préhistorique : contextes, gestes, représentations »

10h00 : Camille BOURDIER, TRACES Toulouse – « L’art pariétal en contexte archéologique : implications culturelles et sociales. L’exemple du Magdalénien moyen

11h00 : Sylvie BEYRIES, CEPAM Nice – « Les outils des artistes du Roc aux Sorciers,Magdalénien moyen« 

14h00 : Solange RIGAUD, PACEA Bordeaux et Université de Ferrara – « Entre paléogéographie humaine et géographie physique : l’apport de la parure à la transition Mésolithique-Néolithique« 

15h00 : Hala ALARASHI, ARCHEORIENT Lyon – « La parure en coquilles de Cypraeidae du Néolithique précéramique proche-oriental : les cas d’étude de Tell Aswad et de Tell Halula (Syrie)« 

70 ans de travaux sur le site du Collet Redon

En 1938, M. Escalon de Fonton découvre en bord de mer, à La Couronne (Martigues, 13), les traces d’un établissement préhistorique qu’il fouillera de 1960 à 1983. La qualité des vestiges architecturaux et l’abondant mobilier datés des 3° et 2° millénaires avant notre ère lui permettent de décrire la première ferme néolithique (habitation et dépendances) reconnue dans la région, qui fera longtemps référence en matière d’architecture de cette période. A partir de 1999, des fouilles d’actualisation des données chronologiques, économiques et paléo-environnementales aboutissent à une autre lecture de l’établissement faisant progresser nos connaissances de cette période.

Ressources lithiques, productions et transferts entre Alpes et Méditerranée

Depuis plusieurs années, et suite aux impulsions données au cours des années 80, les recherches portant sur la caractérisation des matières premières lithiques se sont développées, dans le sud de la France comme en Italie. à la base de l’étude techno-économique des productions lithiques, ces approches contribuent à une meilleure connaissance des systèmes techniques, des transferts et, plus largement, des sociétés préhistoriques.

Les référentiels régionaux existants permettent généralement une bonne appréhension des approvisionnements préhistoriques dans l’espace géographique au sein duquel ils s’inscrivent, mais la compréhension des circulations à grande ou très grande distance nécessite une connaissance élargie au-delà de ces espaces et une vision globale des ressources dans une aire géographique très vaste. Atteindre cette échelle d’analyse nécessite donc la mise en place de collaborations extra régionales, une homogénéisation des méthodes et la mise en réseau des référentiels. La mise en place de ces réseaux de collaboration est un des enjeux actuel de la recherche en techno-économie.

Afin d’avancer vers cet objectif, nous proposons, dans le cadre du PCR ETICALP (Évolutions, transferts, inter-culturalités dans l’arc liguro-provençal : Matières premières, productions et usages, du Paléolithique supérieur à l’âge du Bronze ancien) une séance décentralisée de la SPF sur les axes suivants :

  • Diffuser une présentation générale des connaissances actuelles sur les matières premières lithiques au Sud des Alpes en France et en Italie ;
  • Présenter et échanger autour des résultats importants obtenus ces dernières années dans le cadre des études prenant appui sur ces référentiels.
  • Identifier les verrous et perspectives de la recherche dans ces domaines au cours des prochaines années.

L’écriture de soi dans la littérature latine du Moyen Âge occidental

Fabrice Wendling (Nice Sophia Antipolis), Introduction.
Jérôme Lagouanère (Montpellier 3), Écriture(s) et exégèse de soi dans les « Confessions » de saint Augustin.
Jean Meyers (Montpellier 3), L’écriture de soi dans le « Manuel » de Dhuoda (ixe siècle).
Jean-François Cottier (Paris 7), Nomen non habeo (Carm., 1, 6) :
la persona du poète dans les Carmina de Baudri de Bourgueil (fin xie – début xiie siècle)
.
Fabrice Wendling (Nice Sophia Antipolis), Réflexions autour de l’écriture de soi
dans l’œuvre (?) de Hugues de Miramar (xiiie siècle)
.
Cécile Caby (CEPAM), En guise d’épilogue : Autoportrait d’un moine en humaniste, Girolamo Aliotti (1412-1480).

Détection des structures et des dynamiques spatio-morphologiques par analyse d’image : la morphologie mathématique

Organisation : Réseau ISA, UMR 7264 CEPAM, UMR 7300 ESPACE
Intervenants : Christine Voiron, Pascale Saint-Amand, Johanna Fusco (UMR 7300 ESPACE)
Contact : frederique.bertoncello@cepam.cnrs.fr

Cet atelier, organisé en partenariat par le réseau ISA, l’UMR 7264 – CEPAM et l’UMR 7300 – ESPACE, a pour objectif de diffuser la connaissance d’une méthode d’analyse spatiale et d’analyse d’image encore peu usitée en archéologie, la morphologie mathématique, afin d’en mesurer les potentialités pour les applications archéologiques. Développée en 1965 par G. Matheron et J. Serra à l’Ecole des Mines de Paris, la morphologie mathématique est utilisée dans de nombreux domaines, dont la géographie depuis une vingtaine d’années (Voiron-Canicio 1995).

Contrairement aux techniques d’analyse d’images couramment utilisées en télédétection, la morphologie mathématique n’a pas pour objectif de repérer des objets à partir de formes visibles, mais permet de détecter des structures spatiales et d’en comprendre l’organisation et la dynamique. Il s’agit donc d’une méthode d’analyse spatiale permettant, à partir d’objets localisés sur une image, de mettre en évidence leur structure et leurs relations. Davantage qu’aux photographies aériennes et aux images satellitaires, l’analyse spatiale à partir de la morphologie mathématique s’applique aux cartes, y compris celles issues des Systèmes d’Information Géographique. Elle a en outre le grand intérêt de pouvoir traiter n’importe quel tableau de données spatialisées, dès lors qu’il est converti en image en traduisant l’information qu’il renferme en niveaux de gris. Les traitements consistent en une série de transformations de l’image permettant de mettre en évidence des formes ou des structures spatiales caractéristiques.

Les utilisations potentielles en archéologie sont multiples : basées sur les notions de distance et de connexité, les analyses permettent de caractériser la distribution d’un semis d’objets archéologiques – qu’il s’agisse d’établissements, de sépultures, d’édifices ou d’artefacts -, de mettre en évidence des zonages, des polarisations, des réseaux, de repérer des centralités spatiales et des orientations préférentielles, etc. Complémentaire des méthodes d’analyse spatiale basées sur des outils statistiques ou géostatistiques, la morphologie mathématique est une méthode qu’il nous paraît important d’introduire au sein de la communauté ISA et au-delà pour envisager de nouveaux modes de traitement et d’analyse des données archéologiques.
Dans cette optique, l’atelier des 18-21 mars 2013 a pour objectif de présenter les concepts, méthodes et outils de la morphologie mathématique en se basant sur des exemples d’applications géographiques et de discuter des conditions et enjeux de leur transfert vers l’archéologie.