Réécritures d’historiens à l’époque Byzantine

Arnaud ZUCKER (CEPAM, Nice), Introduction.

Aude SKALLI (CEPAM, Nice), Sentences et paroles d’historiens dans les « Excerpta » de Constantin VII.

Marc BOUIRON (Service archéologique de la Ville de Nice), Genèse et épitomisation des « Ethnika » de Stéphane de Byzance.

Gérard RAINART (CEPAM, Nice), Usage, reproduction et variation des énoncés oraculaires chez les historiens tardifs.

Analyser et modéliser l’occupation des espaces côtiers : Approches pluridisciplinaires

L’objectif du séminaire est d’examiner à travers des études de cas comment les modes d’occupation et de gestion des sols s’adaptent, durant le 1er millénaire av. n. è. jusqu’au Moyen Âge, aux milieux géographiques particuliers que sont les espaces côtiers et à leurs ressources, particulièrement (mais pas seulement) en Méditerranée occidentale, dans les mondes indigènes, phénico-puniques, grecs, étrusques et romains. Cette problématique implique de porter une grande attention aux modes de peuplement en rapport avec le paysage littoral et le climat et d’en évaluer les éventuels effets réciproques. Cette approche permet non seulement de proposer des restitutions de portions de côtes où les données humaines et les données des paléopaysages sont réunies (le plus souvent, pour la première fois), mais aussi de définir les variables physiques et socio-culturelles qui ont pu conditionner l’occupation humaine.

À terme, le projet ambitionne d’élaborer un modèle spatial de l’occupation des zones d’interface terre/mer permettant d’appréhender les facteurs privilégiés par les implantations littorales. Il sera également attentif à décliner les différents types d’occupation (emporion, ferme, atelier, villa, village, ville, port, etc) en rapport (ou non) avec l’exploitation des ressources maritimes. Les milieux de migration humaine (dans le cadre de la « colonisation » phénicienne et grecque, ou bien de la conquête romaine) seront des milieux propices à l’étude mais on les dépassera en vue d’élaborer un modèle global d’occupation. On examinera également quels critères de choix (ou de non choix) apparaissent dans les sources littéraires antiques afin de savoir, à partir des données archéologiques, dans quelle mesure ces critères étaient mis en pratique lors de l’implantation d’un établissement.

Ricardo González Villaescusa
Laurence Mercuri
Frédérique Bertoncello

Introduction au séminaire

 Ricardo González Villaescusa – Université de Nice-Sophia Antipolis-CEPAM
Pronoia [prÒnoia] et dessein, le « diagnostic » des occupations côtières dans l’Antiquité

 Pilar Carmona – Université de Valencia (Espagne)
La construction des paysages des plaines alluviales côtières méditerranéennes. Une approche depuis la géomorphologie et la géoarchéologie.

Résumé : Les archéologues se tournent vers les sciences de la terre pour comprendre le contexte environnemental des sites archéologiques et les chercheurs des sciences de la terre ont recours aux archives géoarchéologiques pour comprendre les modifications environnementales, c’est-à-dire la construction du paysage.

L’approche de l’occupation des plaines côtières dans des contextes de colonisation phénicienne, punique, romaine ou islamique sera faite à partir des recherches de l’auteur : Torre la Sal, Sagunto, Valencia, Sucro, Guadalhorce (Espagne), Lixus (Maroc) Tyr (Liban), Terralba (Sardaigne), où certains modèles géomorphologiques peuvent être mis en rapport avec des formes d’occupation et d’exploitation du sol.

 Xavier Lafon – Université de Provence – Aix-Marseille 1
Localisation des villas littorales en Italie : sites privilégiés, sites occupés du 2e siècle avant J.-C. au 2e siècle après J.-C.

Résumé : L’aristocratie romaine investit énormément à la fin du IIIè siècle av. J.-C. dans les villae maritimae : ces grands bâtiments qui surplombent les côtes de façon monumentale, sont faits pour être vus depuis la mer.

Au Ier siècle avant J.-C., se développe l’aspect intensif de l’occupation de la mer et des lacs et la densité de maisons littorales est telle que l’on a l’impression d’une véritable saturation de l’espace entre Rome et Naples. La frénésie spéculative est telle qu’une compétition entre grande et moyenne noblesse pour savoir qui a le droit de jouir de la « vue de la mer », le prospectus, mais aussi de profiter de cette activité rentable qu’est devenue l’exploitation de celle-ci.
La baie de Naples, chasse gardée de la vieille et très grande noblesse, voit peu à peu son littoral céder sous la pression des parvenus. Un aspect essentiel est en effet l’augmentation très forte de la demande des établissements et la nécessité (?) de s’adapter à des sites appartenant à une typologie de plus en plus large. L’auteur se concentrera principalement sur les villas véritablement maritimes du littoral tyrrhénien.

Autour de la cathédrale Sainte-Marie à Nice

Marc Bouiron (Service Archéologique de la Ville de Nice) :
Le Projet collectif de recherches (PCR) sur la Colline du Château à Nice. Bilan du 2e triennal (2009-2011) et perspectives de recherche.

 Elodie Sanchez (Service Archéologique de la Ville de Nice) :
La cathédrale Sainte-Marie. Étude des vestiges archéologiques de l’Antiquité tardive à la fin du Moyen Âge.

 Romuald Mercurin (Service Archéologique de la Ville de Nice) :
Le cloître des chanoines et l’église Saint-Jean.

contact : lauwers@unice.fr

Le Paléolithique supérieur récent dans le Bassin méditerranéen occidental : état des lieux sur l’actualité des recherches

Organisation : N. NAUDINOT, A. TOMASSO

 11h ‐11h30 : Ouverture de la journée

 11h30 ‐12h15 : J.‐P. Bracco (Université d’Aix‐Marseille/LAMPEA)
Nouvelles données sur les systèmes techniques lithiques de lʹÉpigravettien ancien, confrontation avec lʹEurope atlantique post LGM : de la géographie culturelle à la géographie sociale ?

 12h15 ‐13h : J.‐E. Brochier (Université d’Aix‐Marseille/LAMPEA)
Le Tardigravettien ancien : analyse radiocarbone et implications.

 13h : Repas

 14h30 ‐14h45 : C. Montoya (SRA Picardie/LAMPEA)
Les Vaugreniers (Le Muy, Var): Un faciès aurignacoïde de lʹÉpigravettien ancien dans Sud‐Est de la France ?

 14h45 ‐15h30 : A. Tomasso, N. Naudinot, G. Martino, S. Beyries, D. Binder, P. Simon (PCR ETICALP)
Le Paléolithique supérieur récent dans lʹarc liguro‐provençal : recherches en cours et nouveaux éléments de réflexion

 15h30‐16h15 : F. Fontana et M.‐G. Cremona (Université de Ferrare)
Stratégies d’exploitation des ressources lithiques pendant la phase ancienne de l’Épigravettien récent à Riparo Tagliente (Vérone, Italie). Analyse techno‐typologique de l’industrie lithique de l’U.S. 13a alpha.

 16h15 ‐16h30 : Pause

 16h30 ‐17h15 : C. Tozzi (Université de Pise)
Le peuplement de la vallée du Serchio et de lʹApennin tosco‐émilien (Toscane septentrionale) pendant le Tardiglaciaire et au début de l’Holocène en relation au climat.

 17h15 ‐18h : M. Peresani (Université de Ferrare)
Contraction ou changement de mobilité ? Eléments de réflexion sur les activités liées à lʹoccupation des territoires montagnards en Italie du Nord au Dryas Récent.

 18h‐19h30 : Discussions

 20h : Repas

Paysage, lieux et pouvoirs dans les systèmes de représentation au Moyen Âge

 Monique GOULLET (UMR LAMOP, Paris) :
Perception et représentation du paysage dans les textes latins (5e-15e siècle) :
bilan d’une recherche
.

 Benoît GREVIN (UMR LAMOP, Paris) :
Théorie et pratique de la descriptio loci dans la rhétorique médiolatine.

 Thomas PASCUAL (UMR CEPAM, Nice) :
Ubique personaliter esse non possumus, ubique potentialiter esse credamur. L’omniprésence dans les représentations politiques impériale et pontificale aux 13e et 14e siècles.

Contact : lauwers@unice.fr