BDD – ArchaEpigraph

L’objectif de cette base épigraphique est de permettre de développer une approche en « épigraphie spatiale » susceptible de nourrir la réflexion sur les dynamiques territoriales dans les cités antiques de Nîmes et de Fréjus.

Nom du responsable/gestionnaire des données :
Marie-Jeanne OURIACHI

Mail du référent :
marie-jeanne.ouriachi@unice.fr

Mots clés/Thématiques :
Monument épigraphique, inscription, lieu de découverte, collection, datation, statut social, statut civique, liens sociaux, épigraphie spatiale

Objectifs généraux et scientifiques :
L’objectif de cette base épigraphique est de permettre de développer une approche en « épigraphie spatiale » susceptible de nourrir la réflexion sur les dynamiques territoriales dans les cités antiques de Nîmes et de Fréjus.
Ce type d’analyse, fondé initialement sur les seules données archéologiques, peut être enrichi par l’intégration des informations que recèlent les monuments épigraphiques considérés tant du point de vue de leur matérialité (ce sont des artefacts archéologiques) et que des textes dont ils sont les supports.
Pour ce faire, la base épigraphique ArchaEpigraph, élaborée avec l’aide d’Antoine Pasqualini (UMR 7264 CEPAM) et renseignée à distance par un collectif de chercheurs de différentes unités du CNRS (UMR 7264 CEPAM, UMR 6249 Chrono-environnement, UMR 7041 ArScAn, UMR 8210 ANHIMA, UMR 5140 ASM), intègre, outre le texte de l’inscription, la photographie du monument ou encore la bibliographie s’y rapportant, les données concernant :
– les caractéristiques physiques du monument : le type (monument funéraire, autels votifs, bases de statue …), ses dimensions, le matériau employé, la qualité du travail du lapicide (présence d’un décor, nombre de lettres gravées, facture de la gravure). Le support donne, en effet, des indices sur le niveau social des individus, la diffusion de certains types de monuments …
– les individus : les éléments de leur dénomination, leur origine (italique, provinciale), leur statut civique, le cas échéant la fonction administrative et/ou religieuse, le métier qu’ils exercent, leurs pratiques religieuses (type de divinité honorée, pratique du culte impérial). Les relations sociales entre individus, lorsqu’elles sont indiquées ou suggérées par les inscriptions, sont relevées. Quant aux groupes mentionnés dans les textes (collèges professionnels, clients, affranchis d’un patron, amis …), ils sont également identifiés et pris en compte.
Les pierres inscrites sont localisées (coordonnées x, y) et datées (par grandes périodes pour identifier des évolutions). Les différentes tables (« monument », « individu », « collectif », « religion ») sont liées, ce qui permet d’opérer des requêtes combinant différentes informations. Le traitement des données peut se faire sous SIG (toutes les données sont géo-référencées) mais aussi à l’aide d’outils statistiques divers (par exemple pour élaborer une typologie des monuments).