Ouvrage | Fumiers, bouses et guano : ordures ou or brun ? Statut, usage et gestion des déjections animales depuis la Préhistoire. Potentiel archéologique et environnemental

Actes des 44es Rencontres internationales d’archéologie et d’histoire sous la direction de

Claire Delhon, Lionel Gourichon, Lucie Martin

Version papier : https://www.librairie-archeologique.com/index.html?produit=58371

Version électronique : https://books.openedition.org/apdca/1033

Fumier, purin, fientes, bouses, crottes… Dans les sociétés urbanisées modernes, ces mots évoquent des déchets dégoûtants, qu’il est plutôt désagréable d’avoir à côtoyer, si ce n’est ponctuellement lors de séjours à la campagne… Pourtant, nombreux sont celles et ceux qui vivent au contact de ces produits, notamment liés à l’économie pastorale ; plus encore, les déjections animales ne sont pas un simple sous-produit de l’élevage, mais souvent une production en soi, transformable, valorisable, recyclable et  commercialisable. Qu’elles proviennent d’animaux domestiques ou sauvages, les déjections sont une matière première exploitée pour ses propriétés plastiques, isolantes ou combustibles, voire esthétiques et médicinales. Entre nuisance et ressource, risque sanitaire et remède, pollution et engrais, ordure et or brun, les déjections animales ont nourri des représentations paradoxales, un symbolisme riche, et de fréquents conflits. Les 44es Rencontres Internationales d’Archéologie et d’Histoire de Nice Côte d’Azur ont exploré différents aspects de leur usage et de leur gestion, des désagréments et de la fertilité qu’elles génèrent.