Source : https://hal.science/hal-05780102
Sur les versants du col du Petit-Saint-Bernard (750-2700 m), un vaste programme de sondages manuels a permis de documenter les occupations humaines et l’évolution du paysage au cours de la seconde moitié de ‘Holocène. Dans un contexte où les vestiges matériels sont rares et la faune mal conservée, les charbons de bois ont été le support d’un grand nombre de datations. Ces charbons ont été systématiquement identifiés dans le but de privilégier des essences et/ou des parties anatomiques à durée de vie courte, afin de minimiser les risques d’effet vieux bois. Sur la base de 281 dates, dont 30 doublons, triplons ou quadruplons (représentant à eux seuls 66 datations), cet article évalue les risques liés à l’utilisation de charbons de bois comme support de datation (effet vieux bois, effet bois durable, charbons intrusifs) et propose des pistes pour les minimiser. L’identification taxonomique, l’évaluation de l’état de conservation des charbons (taphonomie anté- et postcombustion) et la bonne connaissance du contexte paléoenvironnemental et archéologique apparaissent déterminantes. Par aillers, la datation sur reste unique préalablement identifié constitue une donnée biogéographique précieuse pour documenter ‘histoire de la végétation.




