Variations et variabilités dans le Gravettien du Sud-Est de la France : une approche techno-économique de l’assemblage lithique de La Verrière (Gard)

verrière master PPA

Direction : Antonin Tomasso et Patricia Guillermin (musée d’Orgnac, TRACES)

Contact : antonin.tomasso@cepam.cnrs.fr

Les scénarios actuellement proposés pour rendre compte des dynamiques propres à la seconde moitié du Paléolithique à l’échelle euro-méditerranéenne se fondent de manière générale sur une rupture chronologique opposant une relative unité culturelle à l’échelle continentale avant le Dernier Maximum Glaciaire (Gravettien) et une diversité de trajectoires culturelles après cet événement climatique. La pertinence de ces modèles repose cependant sur des données hétérogènes qui méritent d’être révisées et rediscutées.
La réalité de l’unité du Gravettien à large échelle est un des postulats principaux dans la constitution de ces scénarios et cette hypothèse mérite donc d’être solidement éprouvée. Dans ce contexte, le Sud-est de la France acquiert une importance majeure pour deux raisons essentielles. D’abord parce que cette région se situe à l’interface de deux des grands domaines culturels définis dans la période qui suit le Gravettien. Ensuite, parce que le Gravettien du Sud-est de la France souffre d’un retard en terme de description, de compréhension et de sériation qui limite drastiquement son insertion dans les scénarios à grande échelle.
L’objectif de ce sujet de Master sera de contribuer au renouvellement des connaissances sur le Gravettien du Sud-est de la France par l’étude techno-économique d’un assemblage lithique issu de fouilles anciennes sur le site de La Verrière à Pougnadoresse dans le Gard. Dans le cadre du Master 1, un travail bibliographique doit permettre de réaliser un bilan sur les connaissances actuelles à propos du Gravettien du Sud-est de la France et des problématiques propres à ce contexte chronoculturel à la lueur des travaux récents ainsi qu’un premier survol techno-économique de la collection lithique permettant d’en évaluer le potentiel et de proposer un axe d’étude spécifique qui sera développé en M2. Le Master 2 permettra de réaliser l’étude techno-économique de l’assemblage en portant l’effort vers la pétroarchéologie, la technologie et/ou l’approche fonctionnelle en fonction des problématiques soulevées au cours du M1 et des souhaits de l’étudiant en terme de formation méthodologique.