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Petits animaux et sociétés humaines du complément alimentaire aux ressources utilitaires

Sous la direction de Jean-Philip Brugal et Jean Desse

Petits animaux et sociétés humaines du complément alimentaire aux ressources utilitaires

Actes des XXIVe rencontres internationales d’archéologie et d’histoire d’Antibes, 23-25 octobre 2003
ISBN
2-904110-38-0
2004, 546 p.

On reconnaît plus d’un million d’animaux pluricellulaires à symétrie bilatérale au sein du règne animal.
Les vers, les mollusques, les arthropodes, représentent la plus grande part de ce tableau et, pour le grand public, tous ces êtres relèvent de l’échelle des petits animaux. Il existe toutefois de nombreuses exceptions spectaculaires à cette apparente attribution empirique au sein des « petits », tant pour les mollusques (tel le bénitier et surtout le calmar géant) que pour les plus robustes des crustacés. Parmi les poissons, reptiles, oiseaux et mammifères, le gobie et le requin-pèlerin, le lézard et le crocodile, le colibri et l’autruche, la musaraigne pygmée et la baleine rorqual fournissent les bornes de variations de taille au sein des êtres ressortissant à ces classes. Il ne faut cependant pas oublier les « petits des gros », ainsi tous les œufs - qu’il s’agisse du caviar de la plus imposante femelle esturgeon, ou de ceux de l’autruche -, ni même omettre les jeunes des « gros » mammifères, qui sont alors des « petits » en taille et font parfois l’objet d’intenses exploitations (ainsi l’agneau astrakan).
Au-delà, donc, de toutes les tentatives de classification des animaux en « grands » ou en « petits », selon la taxonomie, c’est bel et bien l’échelle fournie par la main humaine qui constitue la plus pragmatique des références de taille et qui permet alors de considérer comme « petits » ceux que l’on peut capturer à la main.
Parmi les très nombreux vertébrés et invertébrés qui sont susceptibles d’avoir un jour figuré parmi les créatures exploitées par l’homme, ne se trouve pourtant qu’un nombre restreint de taxons.
Ainsi, c’est au-delà de l’approche traditionnelle par le canal d’une hiérarchisation des groupes de petits animaux reconnus dans les gisements archéologiques, que les « XXIVe Rencontres internationales d’archéologie et d’histoire d’Antibes » ouvrent largement le champ de la recherche à de plus complexes et plus vastes problématiques.
Des stratégies de capture aux problèmes de l’évaluation quantitative et qualitative, de leur rôle dans la diète jusqu’aux modes d’exploitation qui dépassent le seuil des seules implications économiques, de multiples pistes sont ici tracées par les intervenants. Associés sur ce riche terrain de recherche dans le cadre de ces « Rencontres », préhistoriens, archéologues, historiens, tous confrontés aux problèmes d’interprétation de ces faunules, exposent - ou proposent - tour à tour leurs diagnoses, interprétations ou modèles constructifs.


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