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KHALIDI Lamya

Chargée de recherche – CNRS Préhistoire et Ethnoarchéologie : systèmes techniques, espaces sociaux, transferts

Contact : lamya.khalidi@cepam.cnrs.fr
tel : +33 489 88 15 04

- Thématiques de recherche : Dynamiques des transmissions et des adaptations locales en Arabie et Afrique au cours de l’Holocène ancien à moyen
Research theme : Transfer dynamics and local adaptations in Arabia and Africa during the early to mid-Holocene

- Périodes : LSA, Néolithique, Chalcolithique, Age du Bronze
Periods of interest : LSA, Neolithic, Chalcolithic, Bronze Age

- Méthodes : technologie lithique, gitologie de l’obsidienne, archéologie, interactions hommes-milieux
Methods : lithic technology, obsidian sourcing, archaeology, human-environment interactions

- Régions d’étude : Afrique NE (Ethiopie, Djibouti, Soudan), Moyen-Orient (Yémen, Syrie, Liban)
Study areas : NE Africa (Ethiopia, Djibouti, Sudan), Middle East (Yemen, Syria, Lebanon)

Parcours

- 2012 – 2015 Chargée de recherche – CNRS - UMR 5133 – Archéorient, Maison de l’Orient et de la Méditerranée, Université Lumière Lyon 2

- 2011 – 2014 Chercheure postdoctorale Juan de la Cierva, Departamento de Humanidades Institución Milà Y Fontanals (IMF), Consejo Superior de Investigaciones Científicas (CSIC), Barcelone, Espagne (Renoncement volontaire le 30 Sept 2012).

- Fév – Juin 2011 Whittlesey Chair Visiting Assistant Professor, Chargée de cours au Department of History and Archaeology, American University of Beirut (AUB), Beyrouth, Liban.

- Jan 2010 – Fév 2011 Chercheure postdoctorale, projet archéologique du site de Gobero (République du Niger), Faculté de Biologie et Anatomie à l’Université de Chicago, Etats-Unis.

- Jan 2009 – Juillet 2011 Chercheure associée au Centre Préhistoire, Antiquité, Moyen-âge (CEPAM), Université de Nice, Sophia-Antipolis CNRS, France.

- Jan 2009 – Mai 2009 Distinguished Visiting Scholar, Chargée de cours (Cours : « Archéologie du Proche Orient et de l’Arabie » et « Technologie Lithique ») à l’Université de Louisville, Kentucky – Faculté d’Anthropologie, Louisville, Etats-Unis.

- Nov 2007 – Nov 2008 Chercheure postdoctorale Fondation Fyssen au Centre d’Etudes Préhistoire, Antiquité,
Moyen Age (CEPAM), Université de Nice, Sophia-Antipolis CNRS, France.

- 2004 – 2007 Chercheure associée au Centre Français d’Archéologie et de Sciences Sociales de Sanaa (CEFAS), Sanaa, Yémen.

- 2001 – 2006 PhD en archéologie (Université de Cambridge, Royaume Uni). Doctorat intitulé « Settlement, Culture-Contact and Interaction along the Red Sea Coastal Plain, Yemen : The Tihamah cultural landscape in the late prehistoric period (3000-900 BC) ». Directrice de thèse : A. McMahon. Membres du jury : G. Barker et T. J. Wilkinson.

- 1999-2001 M.Phil en archéologie (Université de Cambridge, Royaume Uni). Mémoire intitulé « Conquests as Myth : An Investigation of Akkadian Cultural Influence on Northern Mesopotamia ». Directrice de mémoire : A. McMahon.

- 1994-1998 Bachelor of Fine Arts (BFA ; licence), Cum Laude (mention très bien). Université de Michigan, Ann Arbor (Ann Arbor, Etats-Unis).

- 1996-1997 Université de Dar-es-Salam, Tanzanie. Programme d’étude à l’étranger de l’Université de Floride, Gainesville.
 

Problématique et démarche

La Corne de l’Afrique et l’Arabie de l’ouest appartiennent au système géologique du Grand Rift africain et se retrouvent en vis-à-vis, sur les bords de la Mer Rouge. Les activités volcaniques, de « rifting » et de soulèvement ont contribués à la formation des hautes chaines de montagnes atteignant des hauteurs entre 3 600 et 4 500 m de part et d’autre. Un volcanisme important et actif a produit des paysages accidentés qui hébergent des niches environnementales extrêmement variées des deux côtés. La diversité des contextes environnementaux et les ressources qu’ils fournissent ont créé des conditions propices à l’occupation humaine comme le montre le registre paléontologique humain de la région. Comme nos ancêtres lointains, les hommes modernes ont exploité ces paysages, s’adaptant aux périodes glaciaires en s’isolant dans les nombreuses niches écologiques.

Suite à un grand nombre d’années de recherches des deux côtés de la Mer Rouge (Yémen et la Corne de l’Afrique), et à l’accumulation d’une expérience de terrains et de contextes variés, il est devenu évident que des groupes humains ont toujours été résilients dans ces régions qu’ils ont occupées donc de façon continue notamment à l’Holocène, s’adaptant à des conditions très difficiles. Leurs systèmes de mobilité bien adaptés (migrations humaines, pastoralisme puis réseaux d’échanges des biens) ont facilité cette résilience. Quant au Néolithique, il s’est développé dans ces régions plusieurs millénaires après le Proche Orient voisin, malgré les contacts déjà établis entre les régions. Mais nos connaissances sur la Néolithisation de la Corne de l’Afrique, comme ce même processus en Arabie, sont fragmentaires. Il existe moins d’une dizaine de sites en stratigraphie avec des dates fiables de chaque côté. La recherche de nouveaux terrains qui comblent ces grandes lacunes est donc indispensable pour mieux comprendre le processus de la Néolithisation dans des régions qui sont souvent considérées comme périphériques dans les phénomènes d’innovation. Ils sont pourtant devenus ensuite des acteurs et des centres économiques majeurs des plus importants réseaux d’échanges de l’Antiquité tels que le réseau maritime de Punt de l’Egypte pharaonique et le réseau d’échange caravanier de l’encens des royaumes sudarabiques.

Mes recherches interrogent les interactions « sociétés-milieux » dans le contexte du développement des premières sociétés de production, principalement durant les périodes de la Néolithisation et de l’établissement des premières sociétés proto-urbaines, au Moyen Orient et dans la Corne de l’Afrique. Mes recherches ont pour objectif d’étudier les dynamiques de contacts et d’échanges autour de la Mer Rouge et de la Péninsule Arabique et d’appréhender les liens qui existaient entre ces régions et le Moyen Orient d’une part, et l’Afrique du nord d’autre part.

Plus spécifiquement, j’aborde ces questions à travers la mise en place, l’évolution et la complexification des réseaux d’approvisionnement et d’échanges des productions d’obsidienne. C’est une excellente fenêtre d’entrée pour appréhender le phénomène de Néolithisation dans cette partie du globe, hautement dépendante des systèmes d’interactions qui se sont développés tout au long de l’Holocène. Missions archéologiques (prospections de gîtes naturels d’obsidiennes, de sites archéologiques et fouilles archéologiques), étude technologique des productions lithiques et géochimie du matériel en obsidienne (gîtologie, géochimie des sources et des artefacts, et formes sous lesquelles ces outillages circulaient) représentent le cœur de mes recherches fortement ancrées sur le terrain. A travers des collaborations multiples, les résultats de ces travaux sont intégrés et exploités selon des approches spatiales et modélisatrices qui permettent de mieux comprendre les dynamiques de mobilités, de contacts et de peuplements à large échelle.

Research interests and approaches

The Horn of Africa and western Arabia are part of the Great African Rift system and lie face to face on either side of the Red Sea. Volcanism, rifting and uplift are responsible for the formation of mountain ranges on both sides that reach heights between 3600 and 4500 m a.s.l. Massive active volcanism has created incised and undulating landscapes that host a large variety of environmental niches on either side. Just as the paleontological record demonstrates, the diversity of environmental contexts and the resources they provide have created ideal conditions for human occupation. Like our distant ancestors, modern humans exploited these landscapes, adapting to glacial periods by taking refuge in the numerous ecological niches dotting the region.

After a great number of years of research on both sides of the Red Sea (Yemen and the African Horn) and an accumulation of experience in the field and in a diversity of contexts, it has become evident that human groups have always been resilient in these regions which they continuously occupied – notably during the Holocene – adapting to difficult conditions. Their well-adapted forms of mobility (human migration, pastoralism and exchange) facilitated this resilience. As for the Neolithic, it was established in these regions several millennia after the neighboring Near East. However, our knowledge of the Neolithization of the Horn of Africa, like this same process in Arabia, remains fragmentary. There are fewer than a dozen well-dated stratified sites on either side of the Red Sea. The search for new sites and regions with potential to fill the large existing gaps is therefore indispensable to advancing knowledge on the process of Neolithization in the region. It is especially important as these regions are often considered peripheral to major human innovation phenomena despite the fact that they became major economic centers and actors of the most important exchange networks in antiquity in the periods that followed, such as the maritime network linking Punt to pharaonic Egypt and the terrestrial incense trade caravan networks of the South Arabian kingdoms.

My research examines human-landscape interactions in the context of the development of the first production societies, principally during periods of Neolithization and of the establishment of the first proto-urban societies in the Middle East and in the Horn of Africa. My research focuses particularly on the study of the dynamics of contact and exchange around the Red Sea and the Arabian Peninsula and the links that existed between these regions, the Middle East and North Africa.
More specifically, I approach these questions by examining the introduction, evolution and complexification of obsidian supply and exchange networks. This approach is an excellent window into more comprehensive understanding of the phenomenon of Neolithization in this part of the world, which was heavily dependent on interaction networks that developed throughout the Holocene. My research, which is heavily anchored in fieldwork, is based on a multiplicity of approaches including archaeological fieldwork (geological survey of obsidian sources and archaeological survey and excavation), technological study of lithic production and geochemistry of obsidian (study of source and workshop contexts, sourcing of geological and archaeological obsidian and the form in which lithic industries and raw materials circulated). Through multiple collaborations, results of this work are integrated and exploited using spatial and modeling systems that allow simulation and thus a better large-scale understanding of the dynamics of mobility, contact and settlement.

Programmes de recherche et collaborations actives

  • Depuis 2015 : ANR Big Dry (Ruptures et continuité dans le peuplement de l’Afrique à la fin du Pléistocène : paléoanthropologie, paléoenvironnement et archéologies comparées du Rift et du Nil dans leur cadre continental) portée par F. Bon (TRACES – UMR 5608, Université of Toulouse 2)
  • Depuis 2013 : ANR Blanc GeObs (Géographie des obsidiennes d’Anatolie Orientale : sources caractérisation et diffusion aux époques préhistoriques) portée par D. Mouralis (UMR IDEES 6266)
  • Depuis 2011 : Participation dans le Group 3 (PI : J.J. Ibañez – IMF-CSIC), Case Study 4 : “Exchange networks dynamics in early Near Eastern societies (Syria)” du projet intitulé Simulpast : simulating the past to understand human behaviour. Projet dirigé par Marco Madella (ICREA-IMF-CSIC)
  • Depuis 2014 : Direction du projet VAPOR-Afar, Ethiopie. Collaboration entre le CNRS, le CFEE et le Ethiopian Authority for Research and Conservation of Cultural Heritage (ARCCH).
  • Depuis 2015 : Mission archéologique de Kadruka, Soudan (Northern State). O. Langlois (CEPAM-CNRS) responsable de mission. L. Khalidi : chargée de l’étude du matériel lithique.
  • Depuis 2014 : Premières Sociétés de Production dans la Corne de l’Afrique (PSPCA), Djibouti. J. Cauliez (TRACES-CNRS) : responsable de mission. L. Khalidi : chargée de prospection géologique.
  • Depuis 2010 : Late Stone Age Sequence in Ethiopia. F. Bon (Université de Toulouse – le Mirail, UMR TRACES) et A. Dessie (ARCCH) : responsables de mission. L. Khalidi : chargée de prospection géologique et archéologique.

Programmes de terrains interrompus

- Direction du projet « VAPOR-Yemen », hauts-plateaux, Yémen.
- Direction du projet « Tihamah Coastal Survey », Tihamah, Yémen.
- Direction du projet « Hazm al-Udayn Survey », Escarpement, Yémen.
- Codirection du « Dhamar Survey Project » avec K. Lewis (UALR), Dhamar, Yémen.
- « Tell Brak Excavation », Syrie. Direction A. McMahon (Cambridge).
- « Tell Hamoukar Excavation », Syrie. Direction C. Reichel (Toronto/ROM) et S. al-Quntar (U Penn).
- « Tell Labwe sud », Liban. Direction M. Haidar-Boustani (MPL-USJ) et JJ Ibáñez (IMF-CSIC-Barcelone).

Publications 

https://cnrs.academia.edu/LamyaKhalidi


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